3 idées reçues sur le métier de coach

- "Il suffit d'être expérimenté pour être un bon coach"- "Le métier est bouché"- "Être coach, ça ne paie pas"

Le coaching, n’importe quel quidam expérimenté est capable d’en faire. Donc, le secteur est bouché et ceux qui se lancent n’arrivent pas à en vivre.


Voilà ce qui se dit aujourd’hui sur ce magnifique métier…


Trois idées reçues qui tordent la réalité et que je vais m’empresser de démonter !


1️⃣ Il suffit d’être expérimenté pour être un bon coach


L’expérience est une condition nécessaire, mais pas suffisante.


Même après 30 ans de carrière et avec des états de service longs comme le bras, vous ne ferez pas un bon coach.


Pourquoi ? Parce que vous n’avez qu’une seule grille de lecture des Hommes, des groupes et des situations : la vôtre.


Face aux difficultés d’un client ou d’une équipe, vous ne pouvez vous référer qu’à votre vécu pour mettre en perspective.


Vous risquez de tomber dans la simplification outrancière, voire la caricature, ce qui rendra votre accompagnement caricatural.


Un coach digne de ce nom s’appuie sur un bagage théorique conséquent et diversifié. Il multiplie les approches et les outils : sociologie, psychologie, dynamique des organisations, management, supervision…


Il décrypte la réalité sous plusieurs angles, en focalisant à la fois sur l’ensemble et sur les détails. Ce qu’il renvoie est plus riche, plus pertinent, plus subtil, plus utile à son client.


2️⃣ Le métier est bouché


Il n’existe pas de décompte officiel des coachs français. Mais on estime leur nombre autour de 30 000, formés (ou non) dans 100 à 150 écoles spécialisées.


Ces coachs accompagnent des individus qui ont des enjeux d’alignement perso et/ou pro, de dynamique de vie, de motivation, de sens, de peurs, de doutes, de gestion de la pression...


C’est-à-dire beaucoup de monde aujourd’hui, au sein d’une population française de plus de 50 millions d’adultes. Or, il suffit de 20 à 30 clients pour occuper un coach à temps plein.


Le problème ne vient pas de la demande, mais de l’offre. Le métier n’est pas bouché : il est plus ou moins bien exercé par des professionnels plus ou moins bien formés.


3️⃣ Être coach, ça ne paie pas


C’est en partie vrai : 50% des coachs plafonnent à 4 heures d’activité par semaine. Sauf à se vendre à prix d’or, ils ne peuvent pas joindre les deux bouts.


Mais là encore, est-ce la demande ou l’offre qui pêche ?


Questionnez des proches qui ont été accompagnés par de bons pros : ils sont allégés, transformés, heureux, et vous en parlent avec un enthousiasme contagieux.


Normal : la formation d’un coach comprend aussi une relecture de vie et un travail d’unification intérieure. Elle met le doigt sur son domaine d’excellence : ce qu’il apportera de plus précieux à ses clients.


Préparez avec soin votre entrée dans ce métier. Vous constaterez qu’il n’est pas bouché et qu’on peut en vivre. En prime, vous aurez la joie d’offrir aux autres le meilleur de vous-même : être coach, c’est d’abord ça.


Jérôme Curnier

dans Billets
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