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Blog Maïeutis

Atelier "Apprenez à déjouer les jeux psychologiques"

25 novembre 2019
Un nouvel atelier pour approfondir les sujets abordés lors de la conférence sur les relations toxiques

Nous vous proposons pendant deux jours, les 8 et 9 février 2020 à Lyon de travailler en groupe sur le sujet.

 

Programme :

  • Rappels théoriques sur la base de ce qui a été vu pendant la conference
  • Travail de repérage de la mise en place de jeux psychologiques sur la base de vidéos
  • Travail sur ce qui se joue pour soi dans la mise en place de relations toxiques. Ce travail abordera des questions telles que :

Quelle est ma porte d’entrée préférée dans le triangle dramatique ?

Quel est le point faible sur lequel se greffe le jeu psychologique que je vis ?

Comment est-ce que je m’y prends pour gérer la relation toxique (escalade) ?

Quelles sont mes émotions parasites favorites ?

A quels besoins je tente de répondre en me laissant prendre dans un jeu psychologique ?

Quelles sont les croyances limitantes qui m’enferment dans mes jeux psychologiques favoris ?

  • Entraînement pour faire évoluer la situation toxique
  • Appréhension d’une quinzaine d’axes de travail pour se sortir par le haut d’un jeu psychologique
  • Quelques techniques à utiliser en entreprise.
  • Tarif spécial conférence : 400€ les deux jours
    Pour ceux qui souhaitent venir en couple, 50% de réduction pour le/la conjoint(e).

     

    En envoyant un chèque de 50€ à l’adresse suivante :
    Institut maïeutis, Résidence Le Gentil Castel, 5 Bld de Chantemerle, 73100 Aix Les Bains.

Histoires de Croyances épisode 4 : Sens et croyances, deux termes intimement liés

19 mars 2019

pour en savoir plus participez à la conférence de Paris du 19 juin 2019

Introduction

Comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, l’être humain est porteur d’un besoin irrépressible de sens, comme un marquage au tréfonds de lui-même de la responsabilité dont il est porteur devant sa vie.

Le but de ce nouvel épisode est de proposer quelques points de repère les liens entre le sens et les croyances que nous avons.

Les grands domaines de la quête de sens

Dans leur livre «Croyances et thérapie», Christian Flèche et Franck Olivier soulignent que si les croyances sont innombrables, elles concernent des thématiques fondamentales qui peuvent se regrouper en quelques grandes catégories et qui sont identiques aux domaines qui exigent de notre part qu’on leur trouve du sens. Il s’agit de soi-même, de l’autre ou des autres, du monde, de l’avenir, de la vie et de la mort, de la santé et de la maladie, de Dieu et d’une façon générale de l’Au-delà.

La fonction utile des croyances qui sont associées à ces thèmes est de fournir des réponses à celui qui s’efforce de donner du sens à sa vie et qui vont impliquer ses comportements et ses ressentis face à ce qui lui arrive.

Ce tableau associe des questions aux différents thèmes

Thématiques fondamentales

Quelques questions associées

Soi-même

Qui suis-je ? Comment faire pour être reconnu dans « qui je suis » ? Quoi faire pour devenir « qui je veux être » ? Quoi faire pour m’accepter comme je suis ? Suis-je ce qu’on dit de moi ?

L’autre et les autres

Qui sont les autres et que puis-je en attendre ? Ont-ils raison lorsqu’ils disent que je suis « ceci ou cela » ? Respecteront-ils mes masques, mes difficultés ? M’admireront-ils ?

Le monde

Quelle est ma place dans le monde ? Suis-je à la bonne place ? A ma juste place ? Juste à ma/une place ?

L’avenir

Quel est mon avenir ? Obtiendrai-je ce que je désire ? Comment dois-je m’y prendre pour y parvenir ?

La vie et la mort

L’être humain est-il mortel ou immortel ? Y a-t-il une vie après la mort ? Comment puis-je en connaître les contours ? Quelle expérience faire en cette matière ?

La santé et la maladie

Pourquoi y a-t-il de la maladie ? D’où vient-elle ? D’où vient l’adversité, les difficultés ? Qu’ai-je fait pour mériter que ceci ou cela m’arrive ?

Dieu et l’Au-delà

Dieu existe-t-il ? Qui est-il ? Que me demande-t-il ? Que puis-je lui demander ?



Relation entre sens et croyances

Prenons un exemple simple de rapport à l’existence pour illustrer l’impact de nos représentations et croyances sur la façon de structurer nos activités et nos ressentis :

Certains pensent que pour exister il leur faut payer un droit qui légitime ainsi leur présence sur terre. Ils dépensent alors leur temps et leur argent pour satisfaire cette croyance. La croyance pourrait être formulée ainsi : « il faut payer cher le droit de vivre ». Poussée à l’extrême et sans questionnement de cette croyance à l’aune du réel, celle-ci amènera probablement la personne à se ruiner la santé physique ou économique.

D’autres considèrent que ce droit implique le devoir de faire quelque chose d’extraordinaire. Leur croyance pourrait être formulée ainsi : « il faut s’entrainer pour être le meilleur, le plus original, pour trouver du sens à sa vie ». Poussée à l’extrême sans questionnement, cette croyance fera que la personne se morfondra lorsqu’elle échouera ou ne bénéficiera plus des lauriers de ses réussites.

D’autres encore pensent qu’ils doivent se mettre au service de leurs prochains en leur étant utile afin de donner du sens à leur propre existence. La croyance sous-jacente pourrait être formulée de la façon suivante : « si je ne sers pas autrui, je risque de mener une vie vide de sens », ou encore « tant que je ne me suis pas assuré que toutes les personnes qui dépendent de moi sont satisfaites, je n’ai pas le droit de profiter de l’existence ». Poussée à l’extrême, cette personne risque de s’épuiser et de subordonner sa joie à celle des autres.

Enfin, il est une autre catégorie de personnes qui considèrent qu’elles ont le droit de vivre et d’expérimenter le bonheur du seul fait qu’ils sont sur terre, du seul fait que leurs parents leur ont donné vie. La croyance pourrait être formulée ainsi : « je suis sur terre de plein droit, je n’ai pas besoin de payer, ni de servir, ni même de légitimer quoi que ce soit ». Poussée à l’extrême, cette croyance pourrait aussi mener à une certaine forme d’égoïsme. Voire, si nous reprenons le besoin d’auto-transcendance de V. Frankl, à l’ennui.

Comme nous le voyons, le sens que nous donnons à ce qui constitue notre existence n’est pas toujours très heureux et le rôle de nos croyances est conséquent.

Des formes différentes de sens : sens sain, non-sens, contre-sens, sens interdit, anti-sens

J’ai constaté par ailleurs dans ma pratique de professionnel de l’accompagnement mais aussi en tant que simple témoin de ce monde dans lequel nous vivons actuellement la présence de cinq types de sens. Je les résume rapidement :

Le sens déclaré sain par la personne. Il provient de l’alignement qu’elle parviendra à mettre en œuvre entre sa raison d’être, sa cohérence et de sa direction, selon les termes que nous avons définis dans l’épisode précédent. Dans l’acception de V. Lenhardt, le sens déclaré sain sera celui qui amènera la personne à maintenir un haut degré d’énergie par le truchement d’un objet d’amour, par le développement de sa capacité à relationner de façon nourrissante, mu par un rêve et une espérance chevillée au corps. Pour Emily Esfahani Smith, le sens qu’une personne donne à sa vie sera déclaré sain si cette personne a trouvé son lieu d’appartenance, qu’elle saura nommer ses valeurs et sa direction, qu’elle aura élaboré une identité narrative dense et qu’elle s’ouvrira à la transcendance.

Le non-sens :

  • Lorsqu’une personne est par exemple licenciée sans préavis et sans raison ou encore perd un enfant de façon prématurée, l’événement n’a fondamentalement aucun sens pour elle. Cela relève du traumatisme pur. Ce n’est même pas un contre-sens, mais une absence de sens tout court. Envisager immédiatement de redonner du sens à l’événement relève d’une certaine maltraitance, voire d’un déni qui se cache derrière une forme de stoïcisme.
  • Transmuter un non-sens en événement signifiant exige force de caractère de la part de la personne et manifeste chez elle ce que Frankl a appelé une « valeur d’attitude » qui témoigne de la liberté de l’être humain aux prises avec la « triade tragique » (souffrance, culpabilité, mort). Considérer que la vie a un sens même si la sienne n’en a pas et que cela suffit en soi est un héroïsme ordinaire cher à V. Frankl (dont il a fait preuve lui-même en acceptant et en vivant les camps de la mort dont il est sorti vivant).

Le contre sens :

  • Il émerge à la conscience de la personne lorsque celle-ci expérimente quelque chose qui vient en sens exactement inverse à ce qu’elle attendait dans son existence et ce qu’elle cherchait à mettre en œuvre. Par exemple, quelqu'un qui a toujours pensé qu’il serait médecin, qui travaille en conséquence et qui ne réussit pas le concours d’entrée. Le travail de deuil passera vraisemblablement par la mise en évidence de cet événement comme étant à 180° de la dynamique de la personne. Les émotions de colère, de tristesse et finalement de désœuvrement devront alors être retravaillées pour permettre à la personne de s’en libérer. 
  • L’accompagnement de type coaching lui permettra d’abord de se sentir reconnu dans son processus émotionnel réactif, comme légitimé par le coach, première étape de toute évolution (comme le dit le dicton, « on ne peut pas quitter un pays dans lequel on ne s’est pas rendu », i.e. on ne peut pas faire évoluer ses émotions, autrement dit les quitter, sans les avoir accueillies pour ce qu’elles sont, sans les avoir faites sienne comme un pays que l’on visite).
  • Le second temps consistera à comprendre que les émotions sont provoquées par la signification que le client donne à l’événement qu’il traverse, dans le cas présent celui d’un contre-sens. Un travail de réinterprétation du réel permettra alors au client de percevoir la « conversion du regard » qu’il doit engager, ce qui l’amènera à ne plus considérer l’événement douloureux comme un contre sens mais comme une simple péripétie à dépasser. Le changement de regard sera alors une pierre d’angle de l’élaboration d’un nouveau projet pour le sujet.

Le sens-interdit : 

  • Je parle de sens interdit lorsque la personne est conduite à expérimenter une situation qu’elle s’interdit et qui pourtant est pleine de vie. L’emprunter pourrait offrir à la personne un surcroit de satisfaction voire de bonheur mais ses représentations, croyances et valeurs (ou encore la société dans laquelle elle vit) ne le lui permettent pas. 
  • Ce type de situation a donné lieu à de nombreux scénarii de film toujours salué par la critique (par exemple « Sur la route de Madison » de Klint Eastwood), quelle que soit d’ailleurs l’issue que choisit le personnage, dans lequel il vit un problème de conscience, autrement dit un conflit entre son désir et ses valeurs, que par ailleurs les croyances cimentent. Un tel événement dans la vie d’une personne donnera assurément lieu à une relecture et éventuellement un réajustement / révision de ses croyances et re-hiérarchisation de ses valeurs.

L’anti-sens : 

  • Je qualifie d’anti-sens des événements tels que la Shoa et autres génocides ou encore le terrorisme aveugle dont la dynamique fondamentale est à chaque fois le choix de la mort, de la négation de la vie, sans que ce soit la vie elle-même qui s’éteigne. (Cette notion d’anti-sens n’inclut pas la question philosophique et morale de l’euthanasie qui relève d’un autre débat).
  • L’univers dans sa totalité tend à faire émerger et la vie et la conscience humaine pour en témoigner (nous en reparlerons dans le volume 5 de cette collection). En soi, c’est une direction spécifique et donc un sens spécifique. Lorsque quelqu'un choisit la mort pour les autres, quitte à en mourir lui-même, cela relève ni plus ni moins de la négation du sens de l’univers. C’est en cela qu’il s’agit ni d’un non-sens, ni d’un contre-sens, ni d’un sens interdit mais véritablement d’un anti-sens, d’un choix qui nie le sens de l’existence, son orientation fondamentale.

Tout cela nous amène à dire que lorsque le sens que nous donnons au monde, aux autres et à nous-même devient non-sens, contre-sens, sens-interdit, anti-sens, il devient nécessaire de revenir à la source de nos croyances, de nos valeurs, de nos représentations, de nos connaissances… Cela d’autant plus que dans la réalité, nous faisons appel à ces croyances et ces valeurs de façon inconsciente dès que nous avons un choix à faire. Lorsque les choix ne s’avèrent plus pertinents, il est temps de considérer la façon dont nous les prenons et les croyances et valeurs qui les sous-tendent. Nous parlons alors de processus de développement personnel.




pour en savoir plus participez à la conférence de Paris du 19 juin 2019

Histoires de Croyances épisode 3 : Notre besoin irrépressible de sens…

7 février 2019

pour en savoir plus participez à la conférence de Paris le 19 juin 2019

Introduction

Philosophes et théoriciens du sens de l’existence nous renvoient toujours à notre responsabilité devant l’existence. Fritz Künkel[1] rappelle le poids de cette responsabilité par cette citation célèbre : « Tu dois comprendre que tu es à la fois sujet et objet, libre et responsable, que tu ne peux échapper aux conséquences de ta conduite et que tu porteras jusqu’à la responsabilité de ta fuite devant ta responsabilité ».

Le but de cet article est de proposer quelques points de repère sur la notion de sens dont nous avons besoin pour mener notre existence et prendre la responsabilité de ce que nous décidons de vivre et nous vivons.

Conception « frankélienne » de l’existence

Selon Viktor Frankl, l’être humain est mû par un besoin de sens inaliénable et irrépressible. Si nous l’empêchons de satisfaire sa « volonté de signifiance », l’homme (au sens générique du terme) « tombe » psychiquement malade. Comme je le rappelais dans le volume 1, cette approche constitue une rupture radicale :

  • d’une part, avec la vision de Freud dont l’approche thérapeutique portait sur la vie instinctive de l’espèce humaine,
  • d’autre part, avec celle d’Adler qui porte sur la relation que l’individu entretient avec son environnement social comme étant orientée par l’aspiration du pouvoir afin de compenser une blessure, un complexe d’infériorité profondément ancré.

Cette conception « frankélienne » d’un homme mené par sa volonté de signifiance ouvre des perspectives responsabilisantes et offre des axes d’accompagnement thérapeutique que V. Frankl a regroupés sous le terme de « logothérapie ».

Frankl affirme en effet que la vie est pourvue d’un sens inaltérable qu’elle ne saurait perdre en aucun cas. Il en fait d’ailleurs la troisième assise anthropologique (outre la volonté de signifiance et la liberté de vouloir), sur laquelle repose sa démarche thérapeutique lorsque la personne fait face au vide existentiel, c'est à dire à une perte de sens qui le déprime. V. Frankl souligne que, même si la vie en soi a un sens, cela ne nous dispense pas de donner du sens à notre vie particulière, voire même nous y oblige moralement. Il incombe par conséquent à chacun d’entre nous de construire le sens qu’il souhaite à son existence. La position de V. Frankl est une vision positive du monde, plus encourageante que la brutalité du « la vie n’a pas de sens a priori », pour le moins ! Cette vision positive du monde induit la responsabilité individuelle de transformer en accord constructif la « triade tragique », expression sous laquelle V. Frankl regroupe les trois expériences de la souffrance, de la culpabilité et de la mort.

 Une absence de sens a priori de notre existence ou un sens à construire

Considérons un instant que ni l’homme, ni la vie ni le monde n’a de sens a priori. La confrontation de l’être humain à l’angoisse et à la frustration de ne pas être tout puissant va pratiquement l’obliger à créer du sens à tout prix ; ne serait-ce que pour se défendre psychologiquement et physiquement contre les agressions de l’existence, structurer le temps qui passe et échapper ainsi à la phobie de sa propre vacuité, sa peur du vide.

Première formulation de ce que l’on nomme le sens

La façon dont une personne construit le sens qu’elle donne à son existence est évidemment extrêmement complexe mais je propose ici de reprendre l’hypothèse chère aux PNListes que le sens tourne autour de trois aspects :

  • la raison d’être et d’exister qui s’articule autour de termes tels que les missions que la personne se donne à elle-même et les valeurs dont elle se réclame ;
  • la cohérence qu’elle ressent entre ce qu’elle vit intérieurement (dimension endogène) et ce qu’elle expérimente extérieurement (dimension exogène), qui implique notamment le caractère et les « images de marque » de la personne mais aussi ses croyances ;
  • la direction qu’elle prend, à savoir ses actes, ce qu’elle accomplit dans sa vie personnelle et dans sa vie professionnelle.

Deuxième formulation

Vincent Lenhardt parle pour sa part de molécule du sens[2] composée de quatre éléments indispensables pour que le sens résiste à l’érosion du quotidien. Ces « atomes » sont :

  • L’objet d’attachement : V. Frankl rappelle que devant l’horreur des camps de concentration, ceux qui avaient survécu disposaient tous d’un objet d’amour et d’attachement qu’il soit réel (une personne), imaginaire ou virtuel (une idée, un projet non encore mis en œuvre) ou encore symbolique (un engagement politique, une croyance spirituelle ou religieuse, autrement dit quelque chose qui dépasse le réel, voire le transcende). Le Général de Gaulle affirmait que « devant les grands périls le salut n’était que dans la grandeur » ; nous pourrions désormais souligner que « devant les grands périls, le salut n’est que dans l’attachement ! »
  • La capacité d’être en relation : c’est dans l’altérité que l’identité se construit dans un premier temps. Nous sommes des êtres sociaux autant (et avant) que nous sommes des personnes individualisées. Si la relation nous définit en partie, elle est toujours l’objet d’un travail à poursuivre qui va de la conscience de l’altérité (je suis différent de l’autre, l’autre l’est de moi et j’ai besoin de me nourrir de cette différence pour affirmer mon altérité) à l’oblativité (advenir au don de soi sans plus de souci de son devenir). L’objet d’attachement seul ne peut suffire, c’est dans la capacité de relation renouvelée sans cesse qu’il demeure. Ce travail donne sens à la personne qui, par le biais de cette construction dans la relation, se développe.
  • Le rêve : sans rêve, sans l’existence ou la croyance à quelque chose d’infini, le sens que l’on donnera à son existence courra toujours le risque de s’affadir.
  • Et l’énergie qui résulte de l’interpénétration des trois éléments précédents.

Troisième formulation

Troisième formulation que j’emprunte à Emily Esfahani Smith et qu’elle décrit dans son ouvrage « The Power of Meaning: Crafting a Life That Matters ». Cette jeune femme y dénonce le fait que notre société est obsédée par le bonheur, alors qu’il existe une voie plus épanouissante, celle de la quête du sens. Elle articule le sens autour de quatre piliers :

  • L'appartenance et l’action qui en découle qui consiste à trouver sa tribu et compter sur elle. C’est un besoin de base déjà largement décrit par A. Maslow.
  • La raison d'être qui émerge lorsque l’on identifie ce qui nous motive, les valeurs qui nous poussent à agir. Elle recommande à cet égard de veiller à agir dans le souci de se mettre au service d’autrui.
  • La mise en récit qui consiste à verbaliser, écrire tout ce qui forge son identité.
  • Et enfin le respect de la dimension transcendante de l’existence dont une équivalence concrète peut être d’accueillir les moments qui connectent chacun à quelque chose qui le dépasse, qu’il s’agisse d’une œuvre d'art ou d’un coucher de soleil ; mais encore toute production artistique, la quête de « Dieu » dans une religion et une confession particulières…

Les trois perspectives (PNListe, celle du courant de V. Lenhardt et celle présentée Emily Esfahani Smith) ne s’opposent pas, bien entendu mais méritent qu’on souligne leur spécificité : la première donnant accès à une dimension individuelle ; la deuxième ouvre à la présence de l’autre et d’un éventuel ineffable. La troisième introduit la dimension chère à P. Ricœur, à savoir l’identité narrative, ce que les anglosaxons appelle le « story telling » qui se décline éventuellement en « personal branding ». Le sujet est vaste et a donné lieu au courant de L’Approche Narrative, sujet passionnant et profondément réparateur pour ceux qui s’y adonnent.

Chacun pourra se nourrir de ces trois formulations pour notamment travailler la dynamique relationnelle qu’il met en place avec ses proches, ses amis, ses collègues, parfois ses clients s’il s’agit de professionnels de la relation d’aide.

Notre besoin de sens

Revenons maintenant à notre besoin de sens : il est si puissant que parfois, faute de savoir le construire, nous préférons que les autres définissent le sens que nous allons donner à notre vie plutôt que de rester sous le coup de l’angoisse quasi métaphysique de l’absence de sens (qui est une forme de vacuité). Force est de constater que le sens que nous donnons à notre vie est largement conditionné par ce que les autres en disent ou attendent de nous, voire le sens qu’ils donnent à l’existence qui est la leur.

C’est la raison pour laquelle V. Frankl suggère que l’élaboration du sens par la personne – et donc l’art de se prendre en charge – va exiger d’elle deux mouvements, le premier de connaissance de soi, le second de travail sur soi.

Nous les résumons ici :

  •  La connaissance de soi : elle consiste en une relecture de son existence par une démarche active encadrée par des protocoles circonstanciés. C’est la démarche de découverte du « soi » tel qu’il est devenu. Cette démarche révèle l’inconscient instinctif, l’empreinte d’une éducation et ses directions et enfin les apports que la personne a volontairement tirés des époques révolues. Pour effectuer ce travail, la personne « doit » désirer et accepter de s’entendre dire et de se dire des choses sur elle-même.  
  • Le travail sur soi : V. Frankl rappelle que si l’homme a un caractère, il est surtout une personne et il devient une personnalité : « La personne que tu es, quand elle s’affronte au caractère que tu as, prend position à son égard, le forme et le reforme et devient une personnalité ». Le travail sur soi relève donc d’une démarche « proactive », laquelle permet l’acquisition de ce que peut édifier le soi en devenir, sur la base des éléments identifiés par la connaissance de soi.

Le travail sur soi va conduire la personne à développer deux aptitudes profondes : celle de la distanciation par rapport à elle-même notamment par l’humour et celle de dépasser les événements, voire de se dépasser elle-même.

Au cœur même de ce dépassement se situera la contribution de chacun à quelque chose de plus grand que lui, ou plus génériquement au sens de la vie, ce que V. Frankl a appelé la « capacité d’auto-transcendance ». On pourra assimiler le besoin que ressent une personne de participer, de contribuer au bien commun à une incarnation concrète de ce dépassement de soi.

Nous verrons dans un prochain article
  • les grands domaines de la quête de sens ;
  • la relation étroite entre sens et croyances ;
  • les formes différentes que peut prendre le sens : sens sain, non-sens, contre-sens, sens interdit, anti-sens ;

pour en savoir plus participez à la conférence de Paris le 19 juin 2019

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Histoires de croyances épisode 2

28 janvier 2019

L’éléphant qui n’a pas grandi dans sa tête !

Un père de famille emmène son jeune fils au cirque. Le numéro avec les éléphants impressionne énormément le garçon. Il les voit soulever plusieurs personnes simultanément, porter des charges montrant combien les éléphants sont puissants, peut-être même un peu effrayants tant leur force semble potentiellement dévastatrice si elle n’était pas apprivoisée. Le lendemain, il demande à son père de retourner voir les éléphants, mais cette fois à la ménagerie pour les observer « de près ». Un des éléphants est dans un enclos attaché à un pieu en bois. Le fils s’étonne de ce que l’animal reste ainsi attaché et ne tire pas sur la corde pour se libérer de sa longe et profiter plus amplement de l’espace qui lui est imparti. Il s’en confie à son père qui lui répond : « lorsque ce n’était qu’un éléphanteau, le pieu tenait effectivement l’animal. Il n’était pas assez fort pour s’en détacher. Même si aujourd'hui il le pourrait, il n’a sans doute pas vérifié que c’était le cas. Il s’est donc habitué à la longe qui le tient, alors que celle-ci n’est pas plus solide pour lui qu’un fil de couture ne l’est pour nous ! »

Autrement dit, nos croyances agissent sur notre liberté et, dans ce cas précis, en définissent les contours limitants.

Rapides points de repère sur les croyances – le tout en un clin d’œil !

Nos croyances sont issues de généralisations avec parfois des omissions et/ou des distorsions et se sont structurées dans un schéma en trois étapes :

  • on a construit une conclusion ;
  • issue de notre expérience (physique, émotionnelle et mentale) ;
  • qui donne précisément du sens à cette expérience…

Du fait de ces distorsions, omissions et généralisations, notre vie se trouve parfois très étriquée, ce qui pourra amener certains à se plaindre qu’ils vivent une « chienne de vie ». En anglais le terme chienne se dit tout simplement DOG. Voilà donc un moyen mnémotechnique simple à retenir : la vie est une « chienne » dès lors que nous la voyons un peu trop à l’aune de nos Distorsions, Omissions, Généralisations, autrement dit à l’aune de nos DOG, ce qui a donné un acronyme devenu maintenant célèbre parmi mes étudiants !

Nos croyances codent le « terrain de jeu » sur lequel nous évoluons : qu’il s’agisse de nos permissions mais aussi des limites que nous nous fixons telles que nos interdictions et nos obligations. J’ai coutume de dire que nos croyances constituent les ingrédients de la boisson que nous buvons au quotidien : Interdits, Obligations, Permissions, ce qui donne l’acronyme « IOP ». Nous découvrirons progressivement dans cette partie que les croyances qui structurent nos « IOP » deviennent d’autant plus limitantes qu’elles sont plus conditionnées par nos « DOG ». En souriant j’ai coutume de dire que les croyances limitantes sont de véritables « DOG de IOP » !

Nos croyances impactent tous les aspects de notre vie ; certains affirment même qu’elles définissent la durée de notre propre existence ! En croyant ce que nous croyons, nous faisons des choix de vie et nous déterminons ce que nous vivons…

Nous avons des croyances sur le monde et l’existence, les autres, nous–mêmes, les rapports que nous entretenons avec les autres, lesquelles sont génératrices de réalités…

Nos croyances filtrent donc le réel : elles nous conduisent à accepter ou à refuser certaines choses…

En fonction de nos croyances, nous sélectionnons les perceptions qui viennent les conforter et nous éliminons les autres…

Autrement dit, nous collectionnons des preuves plus ou moins subjectives qui viennent étayer la croyance par des faits, la rendant ainsi indiscutable…

Comme les croyances structurent les raisons pour lesquelles nous faisons les choses, nous sommes par conséquent soutenus par elles au plan psychologique. Dans la plupart des cas, les croyances sont dites limitantes lorsqu’elles reposent sur des compréhensions erronées et limitées du réel. C’est en cela qu’il est utile de les revisiter.

Nos réactions face aux événements extérieurs sont aussi largement conditionnées par des croyances ou, pour le moins, par des représentations du réel que nous pouvons faire évoluer afin de grandir en liberté et en autonomie. Or ce n’est pas toujours aisé dans la mesure où les croyances sont le plus souvent acquises par notre éducation, normées par les sociétés dans lesquelles nous vivons et codifiées par la culture. Les revisiter demande du courage ; or parfois, lorsque se redonner de l’espace pour vivre est indispensable, cela devient incontournable !

pour en savoir plus participez à la conférence du 19 juin 2019

Histoires de croyances épisode 1

16 janvier 2019

De quoi parlons-nous lorsque l’on utilise le mot « Croyance » ?

Introduction

Les professionnels de l’accompagnement, qu’il s’agissent des psychothérapeutes ou des coachs, invoquent assez fréquemment le terme de « croyance » à propos de leurs patients ou clients lorsque ceux-ci rencontrent des difficultés à évoluer ou à dépasser un obstacle existentiel.

Ce terme me paraît à la fois galvaudé et simultanément riche d’une profondeur insoupçonnée. Le but de cet article est de proposer quelques points de repère sur cette notion.

La croyance comme processus qui va à l’encontre du doute

Comme le sens commun tend à dire qu’une croyance est une affirmation qui ne peut être vérifiée, il est alors normal de considérer que les croyances vont particulièrement être associées à ce qui relève du domaine religieux et du spirituel. Mais il serait réducteur d’en rester là. Nos goûts, nos comportements, nos choix, sont régis par des croyances d’autres catégories et touchent d’autres aspects de notre vie intérieure.

À bien y regarder, une croyance est le résultat de l’action de croire qui inclut quatre aspects bien distincts qui la rendent si puissante, à savoir :

  • une certitude qui tient lieu de vérité, donc difficile à remettre en cause ;
  • une confiance totale (donc une adhésion de « cœur ») dans ce qui est cru, notamment en vertu d’une expérience mais aussi des référents qui nous ont amenés à adhérer à cette croyance ;
  • une fidélité qui nous engage dans la relation à quelque chose ou à quelqu'un qui nous définit ;
  • une stabilité face aux aléas de l’existence.

La croyance relève par définition d’un processus qui va à l’encontre du doute et, fréquemment, de la réflexion cognitive. La croyance exige le plus souvent une soumission de la volonté et de la pensée et engage tout l’être dans ces différentes dimensions cognitive, émotionnelle, comportementale, voire spirituelle.

Quelques histoires de croyances pour en comprendre la portée

Voici quelques histoires humoristiques qui mettent en lumière les différentes caractéristiques que nous venons de souligner concernant les croyances et la nécessité pour nous de les maintenir par souci de cohérence et de stabilité intrapsychique…

Le cadavre qui saigne  !

Un homme dans un hôpital psychiatrique est persuadé qu’il est mort et ne vit ni sur terre ni au ciel. Son thérapeute, cherchant à lui faire retrouver raison, lui pose la question de savoir si les cadavres sont susceptibles de saigner. Son patient lui répond de façon immédiate, en lui expliquant que comme les fonctions vitales sont interrompues, il ne pouvait en être ainsi.

Trouvant là la brèche dans laquelle s’engouffrer, le psychiatre propose donc à son patient de lui couper légèrement le doigt pour en avoir le cœur net. Après l’avoir piqué avec une aiguille, le patient voit poindre au bout de son doigt une perle rouge de sang. Et lui de reprendre immédiatement : « moi qui étais persuadé que les cadavres ne saignaient pas ! Maintenant je sais que les morts peuvent saigner ! »

Autrement dit, une habitude fréquente de notre cerveau est de corriger la « dissonance cognitive  » pour maintenir la stabilité et la cohérence interne de notre compréhension du réel. Ce qui nous amène à dire que « nous ne croyons pas ce qui est vrai mais nous disons que c’est vrai parce que nous le croyons. »

pour en savoir plus participez à la conférence de Paris le 19 juin 2019

Le grand père dans la prise de courant

Un jeune père de famille explique à Paul, son tout jeune garçon de 18 ou 20 mois, en lui montrant la prise de courant qu’il ne faut pas mettre les doigts dedans. Sinon il lui donnerait une fessée. La notion de fessée n’est pas claire du tout pour Paul mais il comprend aux sourcils froncés de son père que cela n’a pas l’air agréable ! Néanmoins, sa curiosité étant piquée au vif, il profite de l’absence de son père pour s’essayer à mettre les doigts dans la prise (comme il se doit !). Il associe alors la décharge électrique qu’il ressent à la fessée de son père. Le temps passe et Paul devient lui-même père de famille. Ayant vécu l’expérience de la prise électrique sans l’avoir revisitée en l’analysant a posteriori, il explique à sa fille Julie de 18 ou 20 mois qu’il ne faut pas mettre les doigts dans la prise de courant. Et il ajoute avec les sourcils froncés : « …Parce que dans la prise, il y a ton grand père et sa fessée fait très mal ! »…

Autrement dit cet exemple indique que l’élaboration de notre représentation du réel procède d’un double mouvement :

L’enfant trouve une croyance qui fait sens pour lui dans ce qui est fait et dit par l’entourage. Il adhère au système de croyances qui est sous-tendu.

Il utilise sa propre réflexion enfantine, réelle bien qu’incomplète et manquant de recul critique sur la condition humaine.

Fin de l'épisode 1



Rendez-vous d'information pour les prochaines promo DIAM 11 à Marseille et DIAM 12 Paris

10 janvier 2019
Vous êtes en poste ou en transition de carrière, manager, chef d'entreprise, indépendant et vous souhaitez intégrer une formation pour acquérir la posture de coach ainsi que les outils de diagnostique , d'analyse et d'intervention nécessaires pour faire de ce métier une activité à part entière. venez rencontrer Jérôme Curnier et découvrir le parcours de fomation DIAM. 

Inscription à une des conférences  

Quand ?

Mardi 12 février de 18h45 à 20h45
Lundi 18 mars de 18h45 à 20h45
Mardi 9 avril de 18h45 à 20h45

Où ?

EMCC Paris
21 rue Lamartine
75009 PARIS

En quelques mots

Ce parcours aborde les trois polarités suivantes prises tant séparément qu’en les combinant l'accompagnement  :
- individuel (coaching),
- d’équipe (coaching de groupe),
- des organisations (entendu au sens large comme ensemble de personnes qui se regroupent dans une structure ayant une mission ou une finalité commune et des critères d’appartenance partagés).

Ce parcours se compose de trois étapes
- coach technicien de 12 jours (4 modules de 3 jours)
- coach praticien de 18 jours (6 modules de 3 jours dont 3 jours de certification de coach professionnel praticien)
- coach maître praticien de 18 jours (6 modules de 3 jours dont 3 jours de certification de coach professionnel maître praticien)

Démarrage DIAM PARIS Promotion 12 : 9, 10, 11 juillet 2019
Démarrage DIAM MARSEILLE Promotion 11 : 23, 24, 25 mai 2019

Formation inscrite au RNCP n°31179
Page d'infos formation DIAM

Accompagner le cycle de l'autonomie

28 janvier 2018

Au-delà de la performance à laquelle toutes les démarches d'accompagnement en entreprise prétendent donner accès, elles ont une vocation plus profonde : faire grandir et unifier la personne prise dans ses différents contextes professionnel et personnel et dans ses dimensions individuelle et collective ; l'enjeu étant pour lui de fleurir et de porter du fruit en faisant reculer le bal des égos, éteindre la musique lancinante de la morosité et prévenir la fuite dans l'alcool du cynisme qui conduit toujours à la « gueule de bois » du défaitisme ou encore de la fatalité et, in fine, au désespoir de l'impuissance...

Raffermir l'identité d'un groupe par le feedback groupal

8 avril 2017

Raffermir lidentité dun groupe par le feedback groupalDans un contexte de transformation de la société, de nos modes de travail et de nos façons de relationner, apprendre à se donner du feedback est devenu un incontournable.

Les managers, les RH, les formateurs, les coachs sont généralement des habitués de cette pratique à titre individuel.Or conduire ce même processus collectivement - ce que j'ai appelé le feedback groupal - est tout aussi essentiel : proposer un feedback à un groupe consiste à relier en une constellation ce que chacun a partagé à titre individuel comme autant d'étoiles. Cette pratique permet à chacun de prendre conscience de sa place et de son rôle au sein du groupe et conduit le groupe à affirmer son identité propre et donc à comprendre et se saisir de sa contribution spécifique au bien commun.Dans cette série de quatre épisodes, je vais m'employer à expliquer la technique que j'ai mise au point pour permettre à ceux qui animent des groupes de conduire le feedback groupal...

Atelier : Accompagner les croyances limitantes et la re-hiérarchisation des valeurs

6 avril 2017

La mise en place d’accompagnement dit de performance en entreprise vise l’amélioration des comportements managériaux parmi lesquels l’écoute, la décision, la capacité d’utiliser des modes managériaux différents, etc. Il s’agit là de travailler à ce qu’en systémique on appelle un changement de type 1.

Un tel développement est parfois superficiel : il amène la personne à mieux se contrôler, mais dès que la situation devient trop stressante, ses vieux comportements resurgissent sans qu’il puisse véritablement les endiguer. Le changement n’est pas assez profond.La culture du coaching nous enseigne qu’un changement de type 2 est nécessaire. Il s’agit alors pour le coach de faire travailler son client sur trois aspects : les valeurs, les croyances et les systèmes de représentations.L’accompagnant se doit de disposer d’un cadre tant conceptuel qu’opératoire pour penser la personne et la relation. Nombreux sont les outils en cette matière. L’Analyse Transactionnelle comme la Programmation Neuro-Linguistique proposent deux cadres qui peuvent se compléter.

Accompagner la prise de décision à fort impact existentiel

6 avril 2017

Chacun d’entre nous passe le plus clair de son temps à prendre des décisions, souvent même à l’insu de son engagement réel et opérationnel. Mais dès qu’un choix a des implications multiples et des conséquences plus profondes qu’à l’accoutumée, nous éprouvons le besoin de prendre du temps, du recul voire parfois de réfléchir avec quelqu'un.

Evolution de carrière et changement d’orientation professionnelleréorganisation de viedécision de rachat (fusion/ acquisition / transmission), décisions stratégiques, tactiques, opérationnelles, autant de situations délicates à gérer aussi bien pour le décideur que pour celui qui l’accompagne. Délicates en effet en ce qu’elles font émerger des craintes, reflets parfois des conflits entre ce que chacun considère comme devant être fait alors et ses désirs préconisent autre chose.Cet atelier est le lieu pour comprendre ce qui se joue dans de telles situations et vise l’appropriation par chacun d’un système global et complet pour aborder la prise de décision.

Les constats de société à l’origine de la montée des besoins en accompagnement

12 février 2017
Toute démarche d'accompagnement part d’un constat posé sur le « système » à accompagner, le système correspondant dans le cas présent à la personne, prise dans son environnement, ses contextes historique, sociologique, professionnel et personnel et donc dans l’ensemble de ses réseaux de relations.

Les 4 épisodes de cet articles sont disponibles sur Linkedin :

Peut-on penser le management du futur ? Quelle place donner aux valeurs dans le management post moderne ?

4 février 2017

management du futurDans une période de mutation tous azimuts, est-il possible de construire de nouveaux points de repère pour marcher vers demain, notamment en matière de management ?

Un des problèmes majeurs que l’on rencontre lorsqu’il s’agit de changer de paradigme (ensemble des croyances, valeurs, représentations, etc.) pour construire une nouvelle façon de penser est qu’il est très délicat de ne pas se référer à ce que l’on connaît déjà. Ce n’est pas une histoire de mauvaise volonté, c’est ainsi que le cerveau fonctionne. À moins d’une inspiration créatrice, comme un saut quantique, issu de son inconscient abyssal, l’être humain fait souvent du neuf avec du vieux. Il en est ainsi avec le management...

Types de coaching et niveaux d'accompagnement

29 janvier 2017

Dans cette nouvelle série d'articles de l'année 2017 (que je vous souhaite à la mesure de votre cœur), je vais présenter les différents types de coaching mis en œuvre en entreprise, les niveaux logiques d’accompagnement managérial et les types de coachs ou d’intervenants selon ces niveaux traités.

Vous pouvez retrouver la totalité de ce que je rédige depuis une vingtaine de semaines (à raison d'un article par semaine) dans le volume 2 (sur 5) de la collection "Coaching global" que je publie aux Editions AFNOR (à raison d'un volume par an).


Types de coaching et niveaux daccompagnement

Accompagner le travail de deuil en coaching

23 décembre 2016
De très nombreux ouvrages traitent des processus de deuil. La plupart d'entre nous avons maintenant, sinon intégré, au moins entendu parler des cinq étapes proposés par Elisabeth Kübler Ross du déni, de la colère, du marchandage, de la tristesse et de l'acceptation. Ces cinq étapes correspondent à la dynamique psychologique que traverse l'être humain en face d'une perte. Mon propos est d'aller plus avant dans la description de ces processus en y adjoignant mes propres recherches en la matière…

L'anthropologie managériale réinterroge le sens donné au travail humain

22 décembre 2016
Le coaching est une pratique qui vise à aider la personne à élaborer sa propre parole de responsable par le jeu des interactions en face à face. Cette dynamique d'accompagnement repose sur une anthropologie managériale qui constitue un système de poupées gigognes dans lequel chaque "poupée" correspond à un niveau de réalité qui est l'expression visible du niveau précédent. Par Jérôme Curnier, fondateur de l'institut Maïeutis.

Volume 2 de la collection «Coaching global» aux Editions Afnor

25 août 2016

Le coach accompagne les processus de changement et de deuil

26 février 2016
Nous vous invitons à lire l'article de Julie Le Bolzer, sur le site LesEchos.fr.
Le coaching joue désormais un rôle de première importance dans l'entreprise en accompagnant les restructurations et en gérant des conflits. Les explications de Jérôme Curnier, auteur du livre « Coaching Global ».(…)

Entreprise & Carrières N° 1275 du 09/02/2016

9 février 2016

Nous vous invitons à lire l'article publié dans le magazine Entreprise & Carrières - N° 1275 du 09/02/2016

entrepriseetcarrieres

Coaching volume 1 : un livre pour accompagner les enjeux d’un monde en mutation, aux éditions AFNOR

8 janvier 2016

Sortie du tome 1 de la série Coaching Global

17 novembre 2015
L'objet de ce premier tome de la collection « Coaching global » est de proposer une série de pratiques de l'accompagnement en entreprise et dans la société civile pour permettre à l'homme du XXIème siècle de faire face aux enjeux écologiques, sociaux, organisationnels, économiques, psychologiques voire spirituels de ce monde en profonde mutation. En un mot lui permettre de se tenir debout, de construire de nouveaux points de repère, tant au plan professionnel que personnel en ayant éventuellement recours à des professionnels de l'accompagnement qui le feront travailler son rayonnement (au plan personnel) et son excellence (au plan professionnel).

L'enquête

9 mai 2014
Chacun a ses façons de fonctionner, de prendre des décisions, en fonction de ses valeurs, de ses ressentis, parfois aussi des avis de ses pairs …

Et vous ? Comment faîtes-vous vos choix ? Sur quels critères choisissez-vous votre école de coaching ? Vos séminaires de perfectionnement ou votre lieu de supervision ?

L'Institut maïeutis a réalisé une enquête permettant de mesurer la satisfaction de la clientèle actuelle et de déterminer l'image associée à l'Institut…

Et c'est avec plaisir que nous vous faisons part des résultats.

Les cadres de références travaillés pendant le cursus « Diam »

28 avril 2014
Résidence Le Gentil Castel
Appt A11, 5 Bld de Chantemerle
73100 Aix Les Bains
06 81 48 62 76
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